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Les animaux en voie de disparition
   

 

De vos jours de nombreux animaux sont en voie de disparition en voici la liste principale par continent :

 

 Europe

 

     -     Le Lynx pardelle

 

     Félin de taille moyenne, haut sur pattes et de queue courte, le Lynx porte des pinceaux de poils noirs très apparents au bout des oreilles et un pelage de couleur générale brun-gris jaunâtre semé de taches indistinctes sur le corps. La race espagnole, plus petite que les autres forme eurasiennes, se distingue par sa fourrure moins épaisse et ses moucheture plus prononcées. Jadis, le Lynx était largement répandu dans les régions forestières du continent, où la forme espagnole occupait la majeure partie de la péninsule ibérique, peut-être jusqu'aux Pyrénées vers le nord. Mais l'espèce a disparu aujourd'hui de presque toute l'Europe occidentale, où elle ne subsiste qu'en quelques massifs montagneux. Ce félin habite certains secteurs des Pyrénées, mais on s'est longtemps demandé si les spécimens pyrénéens appartenaient ou non à la race ibérique.

     Bien que le Lynx se soit adapté à un milieu assez ouvert, la forêt s'avère d'une importance essentielle pour l'espèce. Aussi les déboisements, en détruisant beaucoup de ses habitats naturels, l'ont contraint à se retirer dans des régions moins favorables.

     Sa régression a été accélérée par la persécution acharnée dont il est victime, sous prétexte des dommages occasionnels infligés au bétail. Actuellement le Lynx n'est connu avec certitude qu'au sud de l'Espagne. Il est confiné dans des massifs montagneux peu parcourus comme la Sierra Morena et les mont de Tolède, puis dans plusieurs "cotos", ou chasse gardée, dans le delta du Guadalquivir.

 

     -     L'aigle impérial (race occidentale)

 

 

     Le problème de l'avenir des grands oiseaux de proie est sans doute l'un des plus aigus qui se posent dans le domaine de la conservation. Comme la plupart des animaux en danger, les rapaces de forte taille sont menacés par la destruction physique directe et la détérioration rapide de leurs conditions d'existence, deux facteurs qui dépendent de l'attitude des hommes à l'égard de la nature sauvage et dont l'effet est proportionnel au développement démographique.

     Dans la péninsule Ibérique, il dut être assez répandu jadis en dehors des zones de haute montagne. Mais sa grande taille et ses mœurs prédatrices, spécialement à l'égard des lapins et des perdrix, le désignaient aux destructions par le fusil et le dénichage. Les collectionneurs furent aussi responsables de son déclin.
D'autre part, les défrichements de grands domaines contribuèrent à diminuer sensiblement l'aire de distribution. Actuellement, l'estimation la plus optimiste est d'une centaine d'individus seulement.

     Le gouvernement de l'Espagne a décrété la création d'un vaste parc national englobant environ 350 km². Cet effort considérable, visant à conserver les extraordinaires richesses naturelles du delta assure de meilleures chances de survie à cette race menacée. En effet, si l'aigle impérial, tout comme les autres rapaces, est aujourd'hui totalement protégé par la loi espagnole, cette garantie est encore aléatoire tant que son respect n'est pas entré dans les mœurs. De plus, le maintien de son espace vital et de ses ressources alimentaires est la condition primordiale de son avenir.

     La sauvegarde de l'aigle impérial d'Espagne dépend surtout des homme. En épargnant la nature dans son milieu vital, en respectant les oiseaux eux-mêmes, ils peuvent assurer l'avenir de ce noble rapace, peut-être accroître sa population.

 

      -     Le Goéland d'Audouin

 

 

     Le Goéland d'Audouin est strictement confiné à la Méditerranée, où ses effectifs très dispersés s'avèrent bien faibles.

     Pendant longtemps, les informations sur le goéland d'Audouin sont restées rares et fragmentaires car l'espèce est généralement confinée sur des îles difficiles d'accès. Depuis que le naturaliste français Payraudeau a publié en 1826 sa description et lui a donné le nom d'un confrère, des collectionneurs de peau et d'œufs l'ont recherché avec ardeur pour s'assurer des spécimens, biens côtés sur le marché en raison de leur rareté.
Les rats, qui pullulent sur certaines îles, seraient des ennemis bien plus inquiétants, surtout pour les œufs et les petits, mais nous n'avons aucune précision de leur prédation. Enfin le rôle de l'homme est a considérer, en Méditerranée le ramassage des œufs de goélands est volontiers pratiqué par les pêcheurs, ainsi que par les collectionneurs ou trafiquants d'œufs pour qui ils représentent un bon profit.

     L'appréciation des effectifs de l'espèce est compliquée par la diversité des informations dans le temps et dans l'espace, en raison surtout des difficultés d'accès aux lieux de nidification. Le "Red Data Book" mentionne que la population totale a été estimée à moins de 200 individus, mais que des recherches plus systématiques devraient obtenir un chiffre bien plus élevé.

     Enfin, même si le goéland d'Audouin n'est pas aussi rare qu'on pouvait le craindre, il dépend de six petites îles seulement, égrenées sur une distance dépassant 3000 Kilomètres et cela est inquiétant. La protection de ces 6 îlots est en conséquence la mesure la plus rationnelle qui puisse être prise pour la conservation de cet oiseau typiquement méditerranéen.

 

     -     Le Bison d'Europe

 

 

     Comparé au bison d'Amérique, celui d'Europe atteint une plus grande hauteur qu garrot, avec un corps plus allongé, moins trapu, et des jambes plus longues.
Le bison américain étant en premier lieu un animal paissant l'herbe des prairies découvertes, il lui fallait entreprendre de longues migration saisonnières à la recherche de pâtures. Le bison d'Europe, habitant essentiellement les régions boisées et broutant les écorces, était relativement sédentaire.

     On peut supposer que la principale raison du déclin du bison fut l'exploitation excessive des forêt européennes et, par places, l'extirpation presque totale. La chasse y a contribué, mais semble avoir eu moins de signification que la destruction de l'habitat forestier.

     Les deux guerres mondiales successives occasionnèrent d'énormes pertes également chez le bison. Après le seconde guerre, ce fut la Pologne qui prit la direction d'un programme d'élevage.
Restaurer le Bison d'Europe demande maintenant des réintroductions sur une grande échelle. Les effectifs actuels permettraient de les réaliser, mais la difficulté est qu'il n'y a pas de forêts assez vastes pour cela sinon en Russie.

 

 

        En Afrique

 

     -     L'Addax

 

 

     Cette antilope du désert déçoit à première vue par son allure dégingandée, son corps lourdaud et ses jambes relativement courtes. Les addax vivent en petits groupes comptant normalement une demi-douzaine à une vingtaine d'animaux, que conduit un mâle adulte. Sa qualité la plus extraordinaire est de pouvoir se passer d'eau pendant de très longues périodes.

     L'espèce a maintenant disparue d'Égypte, de Tunisie et du Rio de Oro. En Algérie et en Libye, cette antilope a pratiquement disparu. Les animaux récemment signalés dans ces pays sont des migrateurs ayant franchi les frontières méridionales à partir des régions voisines.

     Ces animaux sont chassé le plus souvent par le personnel des compagnies pétrolières qui n'ont d'autre distraction que la chasse. De plus l'addax quitte une région dès que l'homme y apparaît, car il ne supporte pas le dérangement.

     Les efforts visant à conserver l'espèce devraient être concentrés sur trois régions: le nord du Tchad, le Ténéré au Niger, et celle qui chevauche la frontière entre le Mali et la Mauritanie. Il a été proposé d'établir dans le nord du Tchad une gigantesque réserve de gibier sur plusieurs millions d'hectares, spécialement pour la protection de l'Addax et de l'Oryx algazelle.

 

     -     Eléphant d’Afrique

 

 

 

Origine: Jadis, des millions d'éléphants erraient sur le continent Africain.

Aire de distribution actuelle: Aujourd'hui, l'espèce a disparu en Afrique du Nord ; des groupes dispersés subsistent en Afrique subsaharienne.

Population sauvage estimée: Environ 625 000 (moins de la moitié par rapport au début des années 1980).

Population en captivité estimée: Relativement courant dans les zoos et  dans  les  cirques.

Menaces  principales: braconnage pour l'ivoire. 

Efforts de conservation: figure  aujourd'hui sur la liste des espèces menacées ; la loi américaine sur les espèces en danger n'a interdit le commerce de l'ivoire aux États-Unis que de façon temporaire. Efforts de conservation en cours pour que l'animal soit porté sur la liste des espèces en danger et pour encourager le boycott des produits dérivés de l'ivoire.

 

     -     Le Bouquetin d'Éthiopie

 

 

     Deux bouquetins différents vivent en Éthiopie: d'une part le "Walia" que l'on trouve uniquement dans les monts Simiens, d'autre part celui de Nubie. Son pelage est d'un brun brun marron foncé, avec le dessous blanchâtre et des dessins noirs et blancs sur la face antérieure des jambes.

     Les mœurs de reproduction ne sont guère connues, les femelles ne semblent pas mettre bas avant l'âge de 4 ans et un seul petit paraît être la règle.

     La prédation naturelle parait faible, le grand problème est la déforestation et le défrichement de son espace habitable. Sa sauvegarde pourra venir de la création d'un parc naturel dans les monts Simiens.

 

     -     Le Gorille de montagne

 

 

Origine : Afrique centrale et occidentale.

Aire de distribution actuelle : Reliefs du Virunga au Rwanda et au Zaïre, et petites forêts en Ouganda.

Population sauvage estimée : Moins de 400.

Population en captivité estimée : Dans des zoos du monde entier.

Menaces principales : Le braconnage (trophées et mains de gorille utilisés comme cendrier) constitue toujours une menace; toutefois, il a fortement chuté dans les années 1970 et 1980. Perte de l' habitat en raison des coupes blanches effectuées dans les forêts. Les maladies

Efforts de conservation: Des campagnes anti-braconnage se poursuivent grâce à des garde-chasses bien armés et bien équipés. Programmes éducatifs sur la conservation des gorilles et de la gestion des ressources. Information des touristes et contrôle du nombre des touristes. Vaccinations et soins médicaux des gorilles.

 

     -     Le colobe roux de zanzibar

 

 

     Le genre colobus compte trois espèces, le colobe guéréza, le colobe roux et le colobe vert. Leur écologie et leur comportement à l'état sauvage sont peu connus. Cela est du en partie à leur naturel craintif et fuyard qui n'encourage pas leur étude. De plus, leur maintien en captivité se heurte à des difficultés exceptionnelles, si bien que l'on a pas encore obtenu leur reproduction en cage. De tous les singes africains, les colobes sont les plus arboricoles. Ils descendent rarement à terre. Il vivent par groupes de 6 ou 7 animaux, souvent très près de la route et sautent d'arbre en arbre en caquetant.

     On sait que sa menace la plus sérieuse vient de sa fourrure soyeuse, une des plus décoratives qui soient. Son commerce dure depuis des siècles, orienté vers l'Asie centrale.

     Le colobe roux à peu d'ennemis en dehors de l'homme.

 

     -     L'Indri

 

 

     C'est le plus grand des lémuriens vivants. Les jambes étant longues par rapport aux bras, il atteint plus de 90 cm de hauteur quand il est dressé. Il vit dans la forêt épaisse, en général dans les grandes branches. Toutefois il n'est pas exclusivement arboricole. A terre, il marche dressé sur ses jambes ou se déplace par petits sauts répétés, en tenant les mains en avant du corps.

     Il y a longtemps, les indris étaient vénérés par les malgaches et étaient associés à beaucoup de mythes et de légendes. Mais ce respect sacré est du passé: l'on n'hésite guère aujourd'hui à les tuer et les manger. Cette espèce occupe un aire très limitée dans les forêts hygrophiles du nord-est de Madagascar. Les indris vivent en groupes familiaux, composés en général d'un mâle, d'une femelle et d'un ou deux jeunes.

     Le déclin de l'espèce est entraîné par le déboisement, elle partage le sort de presque toute la faune indigène de Madagascar. Cependant, l'indri est particulièrement vulnérable, car son aire est si restreinte qu'il pourrait disparaître rapidement.

     -     Aye - aye

 

 

     Au début, cette espèce fut considérée comme faisant partie de la famille des écureuils et classée en conséquence parmi les rongeurs.

     C'est le plus primitif de tous les primates vivants et l'unique représentant actuel d'une famille ancestrale qui fut beaucoup plus importante.

     Les mains du Aye aye constituent une singularité anatomique et en particulier le troisième doigt qui témoigne d'une adaptation très spéciale à la prise des aliments.

     Il est le seul grand lémurien qui construise un nid élaboré, bâti dans une enfourchure d'arbre où sa charpente s'entrelace en rameaux.
Sa distribution est limités  à la côte orientale de Madagascar, avec une extension vers la péninsule d'Ampasindava sur la côte nord ouest.

     La loi protège l'Aye aye mais cela ne peut compenser la disparition de son habitat, surtout pour un animal aussi spécialisé. Si la déforestation est la cause essentielle du déclin, un danger secondaire est né: aujourd'hui ce lémurien est un mauvais présage, un messager du deuil. En conséquence, on déploie tous les efforts possible pour éloigner le aye aye des habitations et beaucoup sont blessés ou tués en ces occasions.

     Les conditions climatiques et écologiques indispensables à la vie de l'aye aye ne sont disponibles qu'à Madagascar.

 

     -     Sifaka de verreaux

 

 

     Les 2 espèces du genre Propithecus, prises ensemble, couvrent de leur distribution presque toutes les régions forestières de Madagascar.

     Le Sifaka diadème habite l'est du pays, l'ouest et le sud. ce dernier a été divisé en 5 sous-espèces d'après les couleurs très différentes de son pelage: le Sifaka de Verreaux, le Sifaka de Coquerel, le Sifaka de Decken, le Sifaka couronné et le Sifaka de Forsyth. Ces animaux vivent en petits groupes familiaux d'une demi-douzaine d'individus, en général sous la conduite de la femelle. Ils sont doux de caractère.

     Leur régime est strictement végétarien, composé de feuilles, d'écorces, de fleurs, de bourgeons et de fruits.
Ce sont d'incomparables acrobates: il y a peu de vues aussi spectaculaires que celle d'une troupe de Sifakas se lançant dans les airs en succession rapide pour passer d'un arbre à l'autre.

     Chassé pour l'exportation vers des zoos étrangers, il est protégé depuis près d'un siècle dans une douzaine de réserves en principe inviolables. Mais la protection qu'elles offrent est insuffisante.

     -     Le Damalisque Bontebok

 

 

     Parmi les antilopes , le genre Damaliscus compte 4 sous espèces: le Sassaby, le Topi, le Darcas et celui de Hunter.Les découvertes de fossiles prouvent que le damalisque à vécu toujours dans la même région depuis les temps pléistocènes.

     Une protection sévère à contribué à maintenir ses effectifs, si bien qu'il est maintenant assez commun dans plusieurs réserves et domaines d'Afrique du sud. Son avenir parait assuré en Afrique  du Sud.

 

 

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